© lutecewoman
lundi 28 juin 2010
vendredi 25 juin 2010
jeudi 24 juin 2010
lundi 21 juin 2010
vendredi 18 juin 2010
mercredi 16 juin 2010
lundi 14 juin 2010
vendredi 11 juin 2010
jeudi 10 juin 2010
mardi 8 juin 2010
dimanche 6 juin 2010
jeudi 3 juin 2010
C'étaient mes Champs.
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Pour l'arc, merci de suivre la flèche et le troupeau.
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Hommage étonnant à Greg le Millionnaire de la part du Crédit Agricole (sous la forme de sacrifice rituel de pelouse).
mercredi 2 juin 2010
mardi 1 juin 2010
Spider Woman : Louise Bourgeois (1911-2010)
Par la toile j'apprends que Louise Bourgeois est morte hier : toute une époque, tout un monde, tout un combat, aussi, même, avec ou malgré elle. Une femme et un siècle d'art.
On verra encore ses mains rouges dressées comme deux stalagmites, gants glamour, gants sanglants, qui nous salueront jusqu'au mois de février 2011 pour l'accrochage thématique elles@centrepompidou.
En hommage, je vous confie à nouveau ma visite de l'an dernier.
On verra encore ses mains rouges dressées comme deux stalagmites, gants glamour, gants sanglants, qui nous salueront jusqu'au mois de février 2011 pour l'accrochage thématique elles@centrepompidou.
En hommage, je vous confie à nouveau ma visite de l'an dernier.
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Le ciel naïf Magritte, des Klein, du bleu contre la vitre.
Pleuvent les hommes, décline le plexi, d'ici entre les toits, on voit le Sacré-Coeur. Les arêtes tranchées des ardoises cubistes, l'équilibre insensé des trouées de rue, crânes les terrasses, vanités érectiles tout au long de la ville, tours, verre, métal, pierres blanches, vanités obsolètes du contemporain, futurisme rétro. Aux grandes pompes, au beau milieu, la réponse au doux nom Pompidou, centre.
Elles. Politiques, organiques, menstruelles, orgasmiques, déjantées, drôles, macabres, perverses, gaies, engagées, uniques, différentes, elles@centrepompidou, elles sont reines, plus Pompadour. Ici la moue et puis l'amour, en commun ce qu'elles ont, le sexe et l'art.
La traversée du quatrième, badges au mur, géants, tant d'hommes pour une seule femme, quelque chose du quota qui questionne, qui taquine, une claque coquine : encore ! Mais il est presque dix, l'année, c'est même déjà neuf ! Oui, Annie Warhol et Francine Bacon, poitrine et farine, noeud de rôles, drôle.
Rouge, beaucoup, est la couleur, rouges baisers, rouges saignées, traînées, stalagmite de gants dressés carmin, bain de sang. Ecarlates porteuses de culottes, elles s'évertuent vermeilles, elles nous tuent merveilles, des lèvres elles se livrent à leurs oeuvres, colères rubicondes, rubis féconds. Trouver ici Bourgeois.
Sur la tranche d'un mur, du Duras, Ecrire, ouvre la salle obscure d'un triptyque sibyllin, adolescentes, cuisine, chambre, et eux qui les regardent sous titrées, la bouche un peu bée, sceptiques plaqués aux murs, les spectateurs surpris qui n'en peuvent un peu mais. En face pleuvent des néons en averse et dans le noir sursaute surprise ma précédente, qui se sent sotte et s'enfuit. Sertie du plastique blanc moulé d'un écran siège à oreillettes, une très belle femme impeccable, impassible, observe devant elle une autre qui trente ans avant elle tape dans un bol métallique en présentant de la cuisine les ustensiles comme les militaires les armes.
Procession aux toilettes, femmes en file. Chez les hommes personne, dans le box par terre de l'urine, dans le mastic il est écrit que tout commence ici. Je me lave les mains.
Oreillers dans la pénombre, oreillers de Venise, "j'ai observé par le détail des vies qui me restaient étrangères" livre une Sophie Calle de 81. Bonne le temps de voir. Les panneaux simplissimes, traversins, conversations, photographies des lits défaits et des effets déballés, récits, descriptions, mots. Huit chambres et huit portraits, la vie ouverte, étrange, l'intimité des inconnus, l'anonymat universel. La vie nouveau roman se donne à lire, décrite, saisie, offerte.
Perverses poupées d'Annette Messager : suppliciées sur des lances les poupées de chiffon, et dans le mobilier ad hoc, crevés des moineaux empaillés par poignées, en petit pull pour l'éternité, baignoire au un quinzième pour titi parisienne. De la peine.
Contre la vitre teintée je tente une échappée solitaire. Au ciel les nuages gorgés de grosses gouttes, cotons immenses couverts de fards, démaquillent la toile de fond. Là-bas, au loin, minuscule la meringue, le Sacré-Coeur dans sa trouée, derrière la vitre, présenté, petite pâtisserie. Vu d'ici, une religieuse à la crème. J'aime.
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